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Train de nuit Paris-Briançon : ce qu’il faut savoir avant de réserver

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Réserver une couchette sur le train de nuit qui relie Paris à Briançon demande d’anticiper : les places s’ouvrent plusieurs mois à l’avance, et les compartiments les plus prisés, proches de l’arrivée en gare, partent en premier.

Un trajet, deux façons de le vivre

Le train quitte la gare d’Austerlitz en soirée et rejoint le lendemain matin la gare de Briançon, terminus perché à 1 203 mètres d’altitude sur la ligne de Veynes à Briançon, dans les Hautes-Alpes. Compter environ onze heures de trajet, à comparer aux quelque huit heures de route depuis Paris, sans les pauses ni la fatigue du volant. Deux formules cohabitent à bord : la place assise, économique mais peu reposante sur une nuit entière, et la couchette, en compartiment de deux ou quatre, avec drap, oreiller et souvent une trousse de confort.

Ce que la réservation impose vraiment

Contrairement à un TER pris au dernier moment, la réservation est obligatoire sur ce train de nuit, couchette comme place assise : impossible de monter sans place attribuée. Les voyageurs qui embarquent avec de gros bagages ont intérêt à réserver tôt un compartiment proche des portes, car le couloir d’un wagon-couchettes ne pardonne pas les valises rigides. Un espace « solo femme » existe aussi sur ce train, avec des compartiments réservés aux femmes voyageant seules ou accompagnées d’enfants, à cocher au moment de la réservation plutôt qu’à demander une fois à bord.

Sur le délai de présentation en gare avant le départ, la consigne ne varie pas selon le type de train longue distance :

« Arrivez 20 minutes avant le départ. […] L’accès au train est garanti jusqu’à 2 minutes avant le départ. »

Cette recommandation, publiée sur l’espace d’aide en ligne de SNCF Connect pour les trains Intercités, vaut aussi pour ce train de nuit : passé ce délai, l’accès au quai n’est plus garanti, et rater le train de nuit signifie souvent attendre le lendemain pour repartir.

Le réveil dans les Alpes

La dernière partie du trajet, entre Gap et Briançon, se fait de jour : c’est le moment où la ligne mérite sa réputation, avec des lacets qui grimpent le long de la Durance puis de la Guisane. Un réveil programmé assez tôt évite de manquer ce tronçon, souvent plus mémorable que la nuit passée en couchette.

Pour qui rejoint ensuite un chalet rénové en altitude, le train de nuit évite surtout la route de montagne au petit matin, sinueuse et parfois verglacée en dehors de l’été. C’est aussi, comparé à la voiture, un choix qui pèse moins lourd sur l’empreinte carbone du trajet : l’ADEME classe régulièrement le train parmi les modes de transport terrestre les moins émetteurs par voyageur transporté, loin devant la voiture individuelle sur une distance comparable.

Ce qui attend au réveil

Briançon n’est pas qu’un terminus : la vieille ville fortifiée, perchée au-dessus de la gare, fait partie des fortifications de Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés d’une dizaine d’autres sites français. Les remparts se parcourent à pied en une heure ou deux, juste le temps de se dégourdir les jambes après la nuit en couchette, avant de rejoindre en car ou en taxi les stations de Serre Chevalier ou de Montgenèvre, toutes proches.

Avant de partir

Un dernier réflexe simple, propre à tout voyage de nuit : glisser dans le bagage à main ce qui doit rester à portée toute la nuit, bouchons d’oreilles, un pull et de quoi grignoter, plutôt que de fouiller une valise en soute au petit matin. Ce n’est pas un luxe réservé aux grands voyages : c’est le même art de composer un bagage léger qui vaut pour n’importe quelle escapade improvisée.


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